INTELLIGENCE ARTIFICIELLE: DANGER OU PROGRES?

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Jeux de réflexion, diagnostics médicaux, assistants vocaux, voiture autonome, analyse de données, écriture automatique… Grâce aux réseaux de neurones et à l’apprentissage profond,  l’intelligence artificielle continue de réaliser des prouesses stupéfiants ces dernières années. Vous vous posez probablement beaucoup de questions à propos de l’IA notamment si elle dépassera bientôt l’intelligence humaine ? Analysons ensemble

Définition et classification

L’intelligence artificielle est souvent abrégée avec le sigle IA ou AI (en anglais). Elle est définie par l’un de ses créateurs, Marvin Lee Minsky, comme : ” la construction de programmes informatiques qui s’adonnent à des tâches qui sont pour l’instant, accomplies de façon plus satisfaisante par des êtres humains car elles demandent des processus mentaux de haut niveau”. Elle consiste donc à mettre en œuvre un certain nombre de techniques visant à permettre aux machines d’imiter une forme d’intelligence réelle. En clair, elle permet l’exécution par des machines (ordinateurs et programmes informatiques) de processus cognitifs jusque-là réservés aux capacités du cerveau humain, dans de multiples domaines.

Il existe deux types d’Intelligence :

-l’intelligence artificielle forte

-l’intelligence artificielle faible

  • Intelligence artificielle forte :

Ce concept fait référence à une machine capable non seulement de produire un comportement intelligent, mais d’éprouver une impression d’une réelle conscience de soi, de «vrais sentiments», et une compréhension de ses propres raisonnements. Les machines, robots ou programmes sont capables de résoudre n’importe quelle tâche qu’un être humain peut résoudre, y compris celle de déterminer quelle est « la tâche à résoudre » dans une situation donnée.

  • Intelligence artificielle faible :

La notion d’intelligence artificielle faible constitue une approche pragmatique d’ingénieur comme chercher à construire des systèmes de plus en plus autonomes, des algorithmes capables de résoudre des problèmes d’une certaine classe, etc… Ici, la machine simule l’intelligence, comme si elle était intelligente à l’instar d’un jeu d’échec en ligne contre une machine par exemple. 

Historique

Même si les progrès de l’intelligence artificielle sont récents, l’idée de concevoir des machines “intelligentes” remonte à la nuit des temps.

Des statues articulées de l’Egypte ancienne (800 avant Jésus-Christ), en passant par les automates de la Renaissance, jusqu’à la création des robots, le rêve de l’Homme fut toujours d’animer la matière. Les automates, dont l’invention remonte à l’Antiquité, sont les plus anciens témoignages de l’intérêt des Hommes pour une intelligence artificielle. Considérons quelques exemples :

  • En 1642, Blaise Pascal inventa la première machine à calculer: la Pascaline.

la première machine à calculer

Elle était capable d’additionner et soustraire, chose que seul l’humain était capable de réaliser.

  • Au XVIe siècle, Léonard de Vinci construisit le premier androïde capable de coordonner les mouvements de ses bras, de ses jambes et même de ses mâchoires.
  • Au XVIIIe siècle, considéré comme l’âge d’or des automates, il y eût de nombreuses avancées notables telles que l’invention de Jacques de Vaucanson en 1738.  Il créa un canard plus ou moins autonome, qui pouvait boire, se nourrir, caqueter, s’ébrouer dans l’eau, digérer sa nourriture et même… déféquer.

le canard automate de Jacques Vaucanson

  • Le Test de Turing

Au final, la notion de l’IA comme discipline scientifique et technologique voit le jour dans les années 1950 grâce au mathématicien Alan Turing. Dans son livre Computing Machinery and Intelligence, ce dernier soulève la question d’apporter aux machines une forme d’intelligence. Il décrit alors un test aujourd’hui connu sous le nom « Test de Turing ».  Dans ce dernier, un sujet interagit à l’aveugle avec un autre humain, puis avec une machine programmée pour formuler des réponses sensées. Si le sujet est incapable de faire la différence, alors la machine a réussi le test et, selon l’auteur, peut véritablement être considérée comme « intelligente ».

Juste 70 ans après, l’IA ainsi que ses domaines d’application ont littéralement explosé. Les chercheurs en développement de l’IA poussent un peu plus davantage les limites de l’imaginable.

Applications de l’IA

Le concept d’intelligence artificielle fait appel aux ressources de la logique mathématique, de la science des réseaux neuronaux, de la physique quantique et bien sûr de l’informatique. Ses divers modes opératoires visent tous à l’élaboration de méthodes logiques (ou les algorithmes ont la part belle) permettant de résoudre des problèmes aux niveaux de complexité toujours croissants.

Aujourd’hui, l’IA s’illustre dans des domaines aussi variés que :

  • les jeux de réflexion/stratégie ;
  • la recherche mathématique ;
  • la finance ;
  • la médecine ;
  • les assistants personnels et la domotique ;
  • la perception/interprétation (reconnaissance faciale, compréhension des langues…) ;
  • la robotique (industrie, transports, armement…)

On est bien loin des simples applications des siècles précédents. Bref, l’IA se révèle posséder un potentiel infini. Tout cet engouement ne doit quand même pas voiler les problèmes évidents ou probables qui lui sont liés.

Enjeux de l’intelligence artificielle

Sous bien des égards, il est difficile de catégoriser l’IA comme une alliée ou une ennemie. Comprenons par là qu’elle apporte autant d’avantages que d’inconvénients.

  • Perte de contrôle

Le développement d’une nouvelle technologie signifie toujours que les chercheurs, les ingénieurs, les financiers et les autres chefs de file ont le contrôle sur l’orientation à suivre, tout du moins jusqu’à maintenant. La situation de l’intelligence artificielle est quelque peu différente car elle peut – dans un certain cadre – se développer davantage sans que l’homme n’en détermine son orientation.

L’apprentissage non supervisé, c’est-à-dire un processus d’apprentissage dans lequel l’IA analyse, traite et tire des règles d’un ensemble de données sans aide humaine, est encore très long et erroné. Cependant, la situation actuelle ne durera pas trop longtemps, et il sera alors crucial d’enseigner les limites de l’IA et d’espérer qu’elle s’y tiendra.

  • Chômage

Ne nous leurrons pas. L’intelligence artificielle coûtera des emplois à beaucoup de gens. Il y a des domaines dans lesquels les méthodes d’IA fonctionnent beaucoup mieux que tout ce que les humains peuvent apporter. De nombreuses transactions boursières et bancaires, par exemple, s’exécutent déjà de manière entièrement automatique, sans intervention humaine.

Bien sûr, de nombreuses nouvelles professions émergent dans le domaine de l’intelligence artificielle. Probablement même plus que les professions existantes qui seront éliminées par elle. Cela aide certaines personnes qui sont sans emploi. Le seul bémol est que la plupart des nouveaux emplois créés par l’IA ont des exigences. Celles ci sont complètement différentes et souvent plus élevées que celles qui ont été éliminées.

  • L’humanisation des machines

Ce point provient principalement des assistants numériques qui apparaissent partout. Nous parlons à nos appareils, posons des questions, donnons des ordres et obtenons des réponses. Les sociologues voient le danger d’humaniser les dispositifs techniques et les systèmes complexes.

La machine reste toujours une machine, même si Alexa, Cortana ou Siri (des assistants vocaux de Google, Microsoft et Apple) nous parlent naturellement entre-temps. L’humanisation détruit la distance entre l’homme et la machine. Cela crée donc une dépendance unilatérale sur le plan émotionnel. On peut s’attendre à observer des problèmes psychologiques à long terme pour de nombreuses personnes.

  • Les entreprises déterminent le développement

intelligence artificielle

Les technologies importantes ont besoin de règles et de limites. C’est peut-être plus important dans l’IA que dans tout autre domaine qui l’a précédée. Avec la vitesse vertigineuse à laquelle l’intelligence artificielle se développe dans les grandes entreprises du monde, il y a un problème qui se pose.

En effet, les organismes gouvernementaux responsables de ces frontières et de ces règles sont à peine capables de suivre le rythme.

Cela signifie que le développement de la technologie peut-être la plus importante au monde est de facto entre les mains d’entreprises privées et à but lucratif. Cela peut s’avérer positif, mais le risque est grand que les principes éthiques et moraux soient négligés par la recherche du profit.

  • Répression dans la société

 

L’intelligence artificielle peut reconnaître les gens en quelques secondes, même dans une grande foule. Par exemple, il y a des entreprises qui peuvent identifier leurs employés par la façon dont ils déplacent le pointeur de la souris sur un ordinateur, en quelques secondes. Des enregistrements sonores sont également utilisables pour la surveillance, de même que des traces de l’utilisation d’Internet.

Toutes ces données peuvent être recherchées, filtrées et analysées plusieurs fois. Ceci plus rapidement et plus efficacement que jamais auparavant en utilisant l’apprentissage machine et d’autres méthodes d’IA. Les gouvernements, les despotes et les régimes autoritaires disposent ainsi d’outils beaucoup plus puissants. Avec comme objectif de contrôler et surveiller leur propre population. Ainsi, ils la prive dans une certaine mesure de sa liberté.

 

À mesure que l’intelligence artificielle progresse, des questions de plus en plus pressantes sont formulées à son sujet. Certains chercheurs et philosophes qualifiés parfois de technoprophètes nourrissent le débat.

En effet, ceux ci proposent des visions du futur, variées et contradictoires. Qu’on s’en réjouisse ou qu’on le craigne, nul ne doute que les machines intelligentes façonneront notre avenir. Elles ne sont pas capables de tout faire, du moins pour l’instant. En outre, quand ce sera le cas, que deviendra notre monde ?

Alors, entre l’idée de superintelligences menaçantes qui stipule que l’homme sera dépassé un jour par sa propre création et celle, plus sympathique, de machines qui ne seraient que notre prolongement, laquelle est la plus vraisemblable ? Que pouvons-nous concrètement faire pour ne pas en venir à ces scénarios sus cités ? N’hésitez pas à nous donner votre point de vue dans les commentaires.

 

http://tpe-intelligence-artificielle-2013.e-monsite.com/pages/les-debuts-de-l-intelligence-artificielle.html

https://www.futura-sciences.com/tech/definitions/informatique-intelligence-artificielle-555/

https://e-rse.net/definitions/intelligence-artificielle-definition-enjeux/#gs.1cyzc2

https://www.pourlascience.fr/sr/logique-calcul/ia-le-potentiel-danger-des-intelligences-surhumaines-16647.php

https://www.androidpit.fr/les-5-plus-grands-dangers-de-l-intelligence-artificielle

2 commentaires sur “INTELLIGENCE ARTIFICIELLE: DANGER OU PROGRES?”

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