POEME: À CELLE…

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À celle qui, au petit matin, surprend et devance le soleil,
Réveille le « réveil », le coq, de son sommeil.
À celle qui, à l’aube de ma vie,
M’a appris l’art de la survie.

À celle qui m’a appris mes premiers pas;
Me relevant à chaque chute pour un nouveau départ.
Celle pour qui la vie est un petit pas, une part du trépas
Qu’il faut souvent faire, vivre, savourer, même dans nos « combats ».

À celle
Que parfois la société harcèle,
Marginalise, violente, abuse et maltraite en silence, à bas-bruit, de gré ou de force ;
Mais qui, malgré tout, relève les défis que la vie lui lance.

À celle qui a, souvent, brûlé ses doigts
Pour me faire ma bouillie, même souffrant.
Souvent sueur au front, au front affronte l’affront
De la vie, pour me redonner sourire et vive joie.

À cette Femme qui souvent s’affame
Pour que je sois rassasié ;
Priant que je ne connaisse jamais le brasier
Ou l’infâme d’un cœur ou d’une femme.

À celle-là qui devient peintre
Et de ses belles couleurs,
Efface mes plus profondes douleurs
Me disant: « tu n’as plus rien à craindre ».

À celle qui s’empresse de m’allaiter
Après que mes pleurs l’aient alertée.
À celle que maintes fois tard la nuit, j’ai réveillé
Juste pour me dorloter ou pour, sur moi, veiller;

Parfois pour changer ma couche
Ou pour me donner ma douche.
À celle qui, même sans flûte ni piano
Sait me bercer de sa voix soprano

Sous des mélodies venues tout droit
De Las Calas, volées aux sirènes de Troie…
Oui, à la seule qui a accepté vivre sans son cœur
Puisque, me l’a offert pour qu’à jamais je vive l’amour sans peur.

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